Mange, prie, aime, Elizabeth Gilbert

Publié le par La cerise

Note générale: 3/5
Fun factor: 5/5
Titre en VO: Eat, pray, love

Après Thomas Mann, je me suis dit que j'allais quand même récompenser les 2 lecteurs qui ne s'étaient pas encore enfuis et enchaîner avec un bouquin un peu plus léger.
"Eat, pray, love" est un livre parfait pour les vacances: amusant, léger, mais quand même intelligent et qui invite à l'introspection. Pour varier un peu les plaisirs, ce n'est pas un roman, c'est un récit. Il est écrit de manière très agréable et commence absolument comme un chick-flick, histoire d'attirer la chalande (en l'occurence, moi).
Jugez plutôt:

"I wish Giovanni would kiss me.
Oh, but there are so many reasons why this would be a terrible idea. To begin with, Giovanni is ten years younger than I am, and — like most Italian guys in their twenties — he still lives with his mother
.*"

Bon c'est rigolo, mais ça ne mange pas vraiment de pain...ne  vous arrêtez pas à ça! Le livre est encore un peu plus intéressant qu'il n'y paraît.
 Déjà, l'histoire semble matérialiser un fantasme que nous caressons presque tous plus ou moins, à un moment ou à un autre: tout quitter, pour retrouver, ou même trouver le sens de sa vie.

L'auteur est une journaliste new-yorkaise de 36 ans, elle est mariée, elle va quitter son job, divorcer, quitter son amant et prendre une année sabbatique pour faire un voyage à travers elle-même et le monde: son périple l'amène donc d'abord à chercher les plaisirs des sens en Italie ("eat"), puis Dieu dans un ashram en Inde ("pray") et enfin à trouver à Bali, sans le chercher vraiment, l'épanouissement complet dans l'amoooour lui-même ("love", vous avez compris l'idée).
C'est donc par ces trois séjours de quatre mois qu'Elizabeth Gilbert découvre cette espèce de "trilogie du bonheur sur terre" qui est développée dans le livre.

L'ensemble est très plaisant, grâce la sincérité et au naturel de l'auteur qui incite à l'empathie (je regrette juste qu'on ne comprenne pas très bien pourquoi elle divorce, mais bon, là c'est la jeune mariée qui parle...). Par contre, je préfère prévenir, la première partie donne très envie de s'empiffrer de pizzas ultra fines, de pâtes au pesto frais, et de glaces italiennes crémeuses... dans la deuxième partie, plus ascétique et qui conviendra mieux aux éventuelles personnes au régime, l'auteur relate son expérience mystique avec beaucoup de subtilité et d'honnêteté. Quant à la troisième partie balinaise, je garderai le silence évidemment, histoire d'entretenir un semblant de suspense...
La construction en "109 contes" pour les 109 grains du chapelet balinais est également bien trouvée et entretient un rythme équilibré et agréable de lecture.
En bref, s'il y a un livre à mettre dans votre valise pour les prochaines vacances (ou si vous avez envie de vous évader un peu du quotidien), c'est celui-là!

*Je n'ai que la version anglaise alors je me risque à un traduction pour ceux qui ne liraient pas en anglais, mais ceux-là seulement, hein,  les autres peuvent se dispenser de lire une traduction sans intérêt: "Je voudrais que Giovanni m'embrasse. Oh, mais il y a tant de raisons pour lesquelles ce serait une très mauvaise idée. Pour commencer, Giovanni a 10 ans de moins que moi, et -comme la plupart des italiens entre 20 et 30 ans- il vit encore chez sa mère."

Publié dans Critiques de livres

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